Émilie, propriétaire de La Perla Tattoo Parlor, tattoo shop en forme de galerie d’art. Son salon a un an et elle marque le coup avec l’exposition « Ocean Mystik », hommage à l’imagerie du sailor tattoo traditionnel. Une vingtaine de tattoo-artists croisés au long de ses nombreux voyages (et tatouages) y exposeront leur vision de la mer et des abysses. Bateaux, ancres, oiseaux, sirènes et monstres marins, plongeon dans un univers mythique qui n’a cessé depuis des siècles de fasciner tatoueurs et tatoués.
Des aquarelles réalisées spécialement pour l’occasion, à la manière de flash (planches de motifs dessinés par un artiste et destinés à être tatoués), en provenance des quatre coins du monde, de Madrid à New-York en passant par Mexico, la Californie et le Canada. Émilie inscrit sa démarche dans un élan international qui tend à élever le tatouage au rang d’art à part entière, en montrant au public la créativité développée par les tatoueurs hors des contraintes de la peau.
Dans le monde du tattoo, les artistes tournent. Pour son anniversaire, La Perla Tattoo Parlor accueille deux invités. Le Mexicain Moroko, spécialiste en style traditionnel et japonais, y officiera un mois. Et Brujo de Madrid y passera quelques jours. Tentés?
« Ocean Mystik », du 24/06 au 05/09, vernissage le 24/06 à 18 h 30, La Perla Tattoo Parlor, 109 rue Haute 109, 1000 Bruxelles, www.laperlatattooparlor.com
PostĂ© par victoire Ă 8:26 - C'est qui/c'est quoi? - RĂ©agissez »Adrien Grimmeau, auteur du livre « Dehors! Le graffiti Ă Bruxelles » et commissaire de l’expo « Explosition, l’art du graffiti Ă Bruxelles » visible dès jeudi au MusĂ©e d’Ixelles. L’historien de l’art s’est passionnĂ© pour cette forme intimement liĂ©e Ă la ville et aux jeunes qui l’habitent. RĂ©sultat : la première rĂ©trospective de ce qui s’est passĂ© sur les murs de Bruxelles depuis 25 ans. Du Hip-Hop au post-graffiti, on constate une richesse dĂ©veloppĂ©e par des artistes de haut niveau aux styles diversifiĂ©s plutĂ´t que par une Ă©cole Ă proprement parler.
L’expo décrypte le phénomène décisif du passage des graffeurs de la rue aux galeries, qu’Adrien Grimmeau assimile à un rite de transition vers la maturité artistique. À l’appui, des œuvres, toiles et installations de ceux qui ont laissé leur empreinte sur les murs autant que dans nos esprits : Blanbec, Bonom, Sozyone Gonzalez, Hell’O Monsters, Jean-Luc Moerman, Obes, Eyes-B, Defo… Du lourd. Même au musée, que ce soit par le thème abordé, les supports employés, ou une tendance à l’expansion, on sent que la rue habite leur création.
Le livre restera en librairies et prolongera l’expo, avec une question en filigranes : En marge de l’engouement actuel de la mode et des médias pour l’art urbain, jusqu’où sommes-nous prêts à admirer une œuvre d’art dès lors qu’on la rencontre là où on ne l’attend pas ?
« Explositioon » du 16/06 au 04/09 au Musée d’Ixelles, 71 rue Jean Van Volsem, 1050 Bruxelles, www.museedixelles.irisnet.be Entrée : 7 €. Vernissage le 15/06 à 18 h.
« Dehors! Le graffiti à Bruxelles », Adrien Grimmeau, éd. CFC, disponible dans le cadre de l’expo et en librairies, 32 €.
PostĂ© par victoire Ă 6:38 - C'est qui/c'est quoi? - RĂ©agissez »
Nicola Testa, auteur compositeur qui nous ouvre les portes de son « Wanderland », monde sonore clair-obscur oĂą instruments classiques et synthĂ©tiques s’entrechoquent. Dans cet univers chimĂ©rique construit Ă la mode dadaĂŻste, les contes enfantins se fondent dans la vie rĂ©elle, sous-tendus par la mĂ©lancolie, la quĂŞte initiatique, et une pointe de cruautĂ©. Mais ce pays d’errance est enchantĂ©, et les vibrations qui Ă©manent de la voix de Nicola sont bel et bien positives. Intriguant et inĂ©dit…
L’EP « Wanderland » sortira ce lundi. Un projet collectif derrière l’atmosphère baroque prĂ©sente tant dans la musique que dans le visuel qui l’accompagne. Ă€ la production, Thibaud de Craeye de Machine Skud et LoĂŻc B.O. de Flexa Lyndo, derrière Nicola depuis qu’il l’a repĂ©rĂ© il y a quelques annĂ©es. Aux commandes du clip « Sour », ovni lĂ©chĂ© entre pailettes et forĂŞt hantĂ©e, un collectif tout neuf issu de l’IAD. Les costumes sont signĂ©s Romain Brau, jeune espoir du stylisme anversois. Une synergie fraĂ®che et pointue qui crĂ©e l’Ă©tincelle, et des talents Ă suivre…
Nicola prĂ©sente son EP ce jeudi Ă Liège Ă la galerie d’art contemporain CADG. On fait trois en un puisque le concert se dĂ©roulera dans le cadre l’expo de la jeune peintre Sophie Arnould et sera prĂ©cĂ©dĂ© d’un show du groupe I’m Big in Japan.
« Wanderland », disponible à la vente chez Hunting and Collecting et téléchargeable sur Itunes à partir du 06/06.
Sofa Time, pure acoustic session, le 09/06 à partir de 18 h, CADG, 76 rue Jonruelle, 4020 Liège, www.agence-r7.com
Denis Meyers, artiste phare du paysage urbain bruxellois et archiviste compulsif. C’est à Tournai, d’où il vient, qu’il fait un état des lieux artistique en exposant ses carnets de travail. Trente en tout, sélectionnés parmi 120, précieusement conservés et encadrés, tandis que d’autres défilent sur des écrans. De l’inerte au visage de plus en plus typé, dans lequel soudain un point apparaît, on voit se dessiner ce style aujourd’hui reconnaissable d’emblée sur ses stickers qui décorent Bruxelles.
C’est tout le parcours de Denis Meyers qui est repris dans cette expo. De l’autocollant à la fresque en passant par le vélo, des personnages à la typo, il se plait à multiplier les supports et les pratiques. Mais ce qu’il a fait trouve toujours sa source dans un carnet. Depuis qu’il a dix ans, sous les conseils avisés de son grand-père, il y dessine chaque jour, référenciant ses portraits volés dans le tram et allant jusqu’à leur donner des noms. Nous, on assiste à l’enfance de son art. Comme quoi l’obsession, ça a du bon.
Une autre expo de Denis Meyers, entouré des artistes Veuch et Marcus, est visible chez Artemptation. Lui-même y expose des stickers à double lecture et des portraits sur toiles construites à la main, dans un esprit entre fleur bleue et série noire…
« Denis Meyers, Typographie », jusqu’au 05/06, Maison de la culture de Tournai, esplanade George Grard, bvd des Frères Rimbaut, 7500 Tournai, www.maisonculturetournai.com
“Black, White and many colors”, jusqu’au 25/06, Artemptation, 475 avenue Louise, 1050 Bruxelles, www.artemptation.com
PostĂ© par victoire Ă 5:33 - C'est qui/c'est quoi? - RĂ©agissez »Richard Fornasari, restaurateur de tableau qui nous guidera ce week-end Ă travers l’expo « Une vie simple » au MusĂ©e Charlier. Un ensemble d’oeuvres sĂ©lectionnĂ©es dans la riche collection du musĂ©e en partant d’un constat : cinq pourcents des travailleurs vivent aujourd’hui dans des conditions prĂ©caires. Une prise de position de la part du musĂ©e qui, en mettant en lumière des Ĺ“uvres du 19ème siècle, rend honneur Ă ceux qui se retrouvent en 2011 devant la nĂ©cessitĂ© de faire face. CoĂ»te que coĂ»te, mais avec dignitĂ©.
Des dessins, des sculptures, et surtout des tableaux restaurés pour l’occasion. Autant de scènes de vie d’agriculteurs, de paysans, de pêcheurs… Des œuvres d’artistes subversifs pour leur époque, mais soutenus par le mécène Henri Van Cutsem qui les a accueillis dans son faste hôtel particulier. On y va d’ailleurs aussi pour admirer le lieu et son mobilier Louis XV et XVI (décor d’un shooting dans le prochain Victoire spécial luxe). Un décalage certes audacieux, mais qui fait sens historiquement.
Ce dimanche, pour le Printemps des Musées, l’exposition se tourne vers les quatre éléments. Richard Fornasari décryptera leur importance dans les tableaux exposés, et la manière dont les artistes cassèrent les canons académiques en les plaçant dans le quotidien…
« Une vie simple », jusqu’au 30/09 au Musée Charlier, 16 av des Arts, 1210 Bruxelles, T. 02 220 26 91, www.charliermuseum.be
Entrée gratuite le 15/05 de 12 h à 17 h pour le Printemps des Musées. Deux visites guidées en rapport avec le thème des quatre éléments seront prévues à 14 h et à 15 h.
PostĂ© par victoire Ă 4:47 - C'est qui/c'est quoi? - RĂ©agissez »C’est qui?
Des étudiantes de l’atelier images dans le milieu IDM© à l’ESAPV de Mons, et participants à l’expo « Il voulait un concept, je lui ai répondu : Caramba ! », visible actuellement à la Maison de l’Art Actuel des Chartreux. La M.A.A.C a invité cet atelier ovni, et les jeunes artistes ne se sont pas fait prier pour investir les lieux à leur manière particulière, invitant au passage trois collègues de l’ERG. Le concept? Aucun. Pas par vanité, mais pour s’éloigner des carcans rationalistes de l’art contemporain et encourager les étudiantes à développer librement leur travail personnel.
C’est quoi ?
De tout ! De la performance à la peinture, de la vidéo à la sculpture. Chaussures motorisées, concert d’infra basses sur bandes magnétiques, panneau lumineux à interprétations variables et araignée métallique. Tantôt bricolé, tantôt léché, pop ou épuré. Ça part dans tous les sens mais ça tient la route et on sent le talent et la rigueur en arrière-fond de ses œuvres, d’ailleurs encore appelées à évoluer. Une expo ludique, où l’on hausse les sourcils plus qu’on ne se masse les tempes. On ne comprend pas tout ? Tant pis, quand l’art étonne, c’est bien aussi.
En plus…
La M.A.A.C. est toujours Ă la recherche de talents Ă accueillir en rĂ©sidence, et on y retournera le 27/05 pour l’expo de SĂ©bastien Rien, qui mĂŞle art et serpents… Quant aux Ă©tudiants d’IDM©, on les retrouvera en mai Ă la Maison Folie de Mons dans le cadre du festival « Un pas de trop ».
« Caramba ! », jusqu’au 15/05, M.A.A.C., 26-27 rue des Chartreux, 1000 Bruxelles, www.maac.be
« Un pas de trop », du 04/05 au 08/05, Maison Folie de Mons, 8 rue des Arbalestriers, 7000 Mons, http://maisonfoliemons.be
Mélanie Pierson, créatrice de la ligne de bijoux Twinkle Twinkle. Styliste de formation, elle applique à de longues chaînettes des techniques traditionnelles de tissage et de tricot. Au gré des mailles, elle improvise ses colliers comme autant de pièces uniques, les relevant çà et là de pierres semi-précieuses. Un décalage subtil pour des parures entre rock ténébreux et poésie féerique. C’est en partant du vêtement qu’elle est venue au bijou, et elle envisage à l’avenir de faire le chemin inverse et d’élargir sa marque à des créations textiles. À suivre, donc !
Mélanie exposera ses bijoux dans le cadre de « Labelle », entourée d’une quarantaine d’autres talents. Cette expo tremplin met à l’honneur ce que la création belge fait de mieux, toutes disciplines confondues. Parce que le génie créatif peut s’exprimer autant par la lingerie ou le T-shirt que par le gâteau sur mesure ou l’installation de myosotis dansants… De quoi piquer notre curiosité ! L’occasion aussi de jeter enfin notre propre talent aux yeux du monde, en participant à des ateliers créatifs de dessin ou de tricot. On s’offre, pourquoi pas, une pièce ou deux, avec des œuvres vendues à partir d’un euro et destinées, qui sait, à la postérité….
L’artistique se mêlera au philanthropique, avec une vente de tabliers customisés entre autres par Elvis Pompilio, dont les bénéfices seront reversés à l’Opération Smile, qui prend soin des enfants victimes du V.I.H à l’hôpital St-Pierre. Chapeau !
« Labelle », à partir de 11 h, du 28/04 au 01/05, The Egg, 173 rue Bara, 1070 Anderlecht.
PostĂ© par victoire Ă 9:54 - C'est qui/c'est quoi? - RĂ©agissez »
C’est qui ?
Too Much and the White Nots, groupe métissé dont les membres unissent leurs influences pour célébrer l’Esprit du « Too Much ». De la « minimal poppy-folk », c’est-à -dire un mélange unique en son genre de sons et d’instruments qui n’en sont pas toujours, du violoncelle à la guimbarde, en passant par la contrebasse, le réveil, la paire de ciseaux et le toucan en plastique. Mais le « Too Much » est cohérent et savamment maîtrisé, pour se transformer en un tout mélodique et euphorique.
C’est quand ?
Ce soir Ă Marche-en-Famenne, et ailleurs dans les semaines Ă venir. Des concerts qui ressemblent Ă leurs chansons, parenthèses imaginaires oĂą les nains et les sorcières s’invitent dans les faits-divers. Des univers Ă©tranges, construits selon l’inspiration des uns et des autres, le tout fonctionnant Ă l’échange et Ă la confiance. Car Too Much and the White Nots, c’est un peu une famille, oĂą chacun est « Too Much » et chacun est « White Nots »… Et les familles un peu dingues ne sont-elles pas toujours les plus intĂ©ressantes ?
Aussi…
Entre les concerts, le groupe se retire dans un studio en forme de maison (de famille) pour enregistrer un album « attendu pour l’automne, la saison où les feuilles tombent ». Hugh.
Too Much and the White Nots, 21 h 30, Maison de la Culture de Marche-en-Famenne, 74 chaussĂ©e de l’Ourthe, 6900 Marche en Famenne, www.maisondelaculture.marche.be
Ensuite, le 23/04 à l’ «Art Rock festival » à Morialmé, le 01/05 au festival « Un Soir Autour du Monde » à Villers-la-Ville, le 04/05 à l’Arrière Scène à Bruxelles, et le 27/05 au Goût d’Autre Chose à Wépion.
www.myspace.com/toomuchthewhitenots
PostĂ© par victoire Ă 6:44 - C'est qui/c'est quoi? - RĂ©agissez »
C’est qui ?
Une dream team de D.J’s, modèles, make-up et nail artists, réunis aux côtés de l’équipe du magasin Kakkoiiiro pour préparer une fête. L’occasion ? Un lookbook tout frais, réalisé par Guillaume Kayacan (actif aussi pour Victoire et ici derrière l’objectif). Une série de clichés qui, au-delà de la mode, résultent d’une vraie recherche scénographique pour évoquer l’univers ludique de Kakkoiiiro. Recherche aussi au niveau des collections présentées, fruits d’une sélection subjective de marques d’un peu partout, des U.S.A au Danemark,vendues chez Kakkoiiiro en exclu belge et en quantités très limitées.
C’est quand ?
Le lookbook sera dévoilé vendredi soir et ça vaut bien un vernissage. Plus que ça, une fête, avec de la bonne musique et des gens sympathiques. Aux platines, Dave Luxe de Regulate, Max Le Daron, et Mister Tweeks du label Pelican Fly. On passe au magasin découvrir les nouvelles lignes d’accessoires et de vêtements, et on reste prendre un verre et du bon temps. Ceux qui le sentent pourront même orner leurs ongles de motifs en tout genre au stand de « nail art » dressé pour l’occasion. Une fête à la cool et aux bonnes vibrations, qu’on soit fan de mode ou non.
En plus…
Ça fait toujours plaisir, ce soir-là , Kakkoiiiro nous fait une réduction de 10 pourcents sur nos achats. Et pour se faire une idée de l’univers particulier de ce (happy) store, on file sur son (happy) eshop, www.kakkoiiiro.com
Le 08/04 Ă partir de 19 h chez Kakkoiiiro, 108 Rue Africaine, 1060 Bruxelles.
http://flavors.me/maxledaron
http://soundcloud.com/dave-luxe
http://pelicanfly.tv
C’est qui ?
Matt and Kim, duo de Brooklyn au rock indie-punky aussi énergétique que sympathique. On se souvient d’eux dévalant Times Square dans le plus simple appareil pour les besoins de leur clip « Lessons learned ». D’après leurs dires, quand ils ont décidé de fonder un groupe en 2004, Kim n’avait jamais joué de batterie, pas plus que Matt ne maîtrisait le synthé… On les croit si on veut, l’important est que leur musique est bonne, sans prise de tête, et que leur troisième C.D. « Sidewalks » est maintenant disponible sur Itunes.
C’est quand ?
Ce C.D., on le découvre vendredi lors de la Pias Nite, bonne nouvelle puisque le duo performeur met le feu partout où il passe. Ce n’est pas tout évidemment, et Matt and Kim seront entourés de grands noms et d’autant de différents sons. Passeront entre autres sur scène ce soir-là , Cassius, Crystal Fighters, Aeroplane,The Van Jets et autres valeurs sûres de l’écurie Pias. Le lendemain, c’est Faithless qui sera grand maître de la scène, précédé quand même de Junior Jack and Kid Creme, et du mystère Kid Noize.
En plus…
À découvrir tout de suite, les clips de Matt and Kim. Ils n’ont pas fait que courir tout nus dans la rue, ils se battent, ils s’aspergent de nourriture, bref ils se mouillent. Et visuellement c’est du lourd, géré de mains de maître par Matt himself.
Pias Nite: Vendredi, 18 h, 25 € en pré-vente et 35 € sur place. Samedi, 19 h, 45 € en pré-vente et 52 € sur place.
Tour & Taxis 86c avenue du Port, 1000 Bruxelles, www.piasnites.com
L’album « Sidewalks» de Matt and Kim sortira en version physique le 21/03.
http://mattandkimmusic.com