Si je vous dis: café, Campari, Cynar, rucola, trévise, aubergine, artichaut, radicchio, miel d’argousier, amande, puntarelle, orange amère, huile d’olive, bottarga, olives noires…peut-être cela vous incite-t-il à exprimer spontanément une mimique de répulsion ou de dégoût spécifique au ressenti du goût amer. En Italie, l’évocation de ces ingrédients typiques du pays, suscitent pourtant tout l”inverse!
Après avoir passé un an à la Villa Medicis de Rome, Emmanuel Giraud, journaliste et gourmet à la plume raffinée, nous emmène en voyage au pays de l’amer.
Il commence par nous faire “goûter” l’amer avec les artichauts de Sant’Erasmo, les étals de salades des marchés romains, les amaro des bars de Turin ou encore le caffè ristretto. On se laisse ensuite nourrir par la richesse et la douceur lexicale du mot “amer” à l’italienne: d’amaregiare à amarognolo, toujours prononcé avec le sourire contrairement à notre “amer” francophone, perçu comme “lourd”, presque “infréquentable”.
Petit passage amère ensuite en découvrant cette tendance actuelle regrettable de vouloir maîtriser, limiter voire supprimer cette saveur si complexe et contrastée mais néanmoins si riche et fascinante, au profit de l’écrasant “sucré” bien-aimé ! Mais au fond qu’est-ce que l’amer? D’où vient-il? Pourquoi ce rejet ici et pas là-bas?
On termine en “douceur” pour se jeter à la mer et remettre l’amer au goût du jour avec ces 7 recettes au goût tendre et amer dont une signée Pierre Gagnaire…
Un beau voyage de saveur qui me laisse une agréable amertume et qui me donne envie de déguster une délicieuse bottarga en tranches avec des artichauts crus à l’huile d’olive comme en Sardaigne, suivi d’un petit ristretto…
Masala chai à boire, à manger , à lire… et à écouter
Thé en boîte
Un coffret composé de 10 carnets pratiques, 4 petits verres à thé et un CD pour une expérience multisensorielle à la découverte du rituel de dégustation d’une des boissons les plus bues au monde. Chaque livret, recto-verso, entièrement cartonné et présenté tel un long dépliant, nous invite au voyage à travers 10 pays où le thé a une place particulière : Chine, Japon, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Maroc, Mali, le Brésil, la Russie, Taïwan et…l’INDE et son célèbre Masala Chai!
On y découvre ainsi tout le déroulement, les détails et l’ambiance du rituel de dégustations du thé spécifique à chaque culture, le tout associé (via le CD inclu) à une mise en ambiance musicale qui accompagne généralement la cérémonie du thé (une par pays).
Pour l’Inde, 6ème escale, on y apprendra que le masala chai est “une véritable gourmandise“ qui “se suffit à lui même” mais que l’on peut “accompagner de quelques patisserie indiennes telles que les boules (…) de gulab jamun à l’eau de rose (…), l’halva aux dattes ou un gâteau de semoule“. L’ambiance musical est quant à elle un ensemble de tablâ et de cithare pour une immersion direct au coeur d’Assam et de Darjeeling!
Teabox, rituels et musiques du monde autour du thé, Lydia Gautier & Olivier Kaba, éditions de La Martinière, 35 €.
ABC des basiques indiens, cuisine de l’humeur!
Avec le courant végétarien, la cuisine indienne fait figure de nouvelle star. Très variée, parfumée et colorée, elle se base essentiellement sur les légumes secs (pour leur apport en protéines) et les épices (curcuma, safran, cardamome, gingembre, coriandre, noix de muscade, piment, cumin, cannelle, clou de girofle, poivre, badiane,…) caractéristiques de nombreux plats (dahl, korma, currys, tikka masala, tandoori, masala chai,…) et qui, selon la médecine ayurvédique indienne, joueraient un rôle sur l’humeur, régulatrice de santé. Á découvrir à travers ce tout dernier opus de la collection très pratique “Mes cours de cuisine” dédié à la cuisine indienne, entièrement illustré avec des pas à pas, un glossaire et même un petit dossier sur les recettes ayurvédiques.
La cuisine indienne moderne, J. Vassalo, éd. Marabout, 2011, 15 € Posté par victoire à 2:46 - les bibles de Lola - Réagissez »C’est ce jeudi que sort officiellement le très attendu guide rouge Michelin France 2011.
Et comme à chaque sortie, viennent avec les lauréats, les scandales, les critiques, les révélations, les attaques…,et cette année, une biographie non autorisée de Bibendum!
Si on se souvient il y a quelques années du fameux scandale de l’Ostend Queen, étoilé avant d’exister, bien d’autres faits de ce genre font également parti du palmares des travers du célèbre guide rouge!
Des frasques et annecdotes remontant à la création du guide, racontées et illustrées avec humour par Jean-Claude Ribaut, journaliste, et Desclozeaux, illustrateur, dans cette “biographie non autorisée” qui sortira ce 3 mars, en même temps que le guide Michelin!
De honte, le célèbre bonhomme pneumatique gourmand risque de voir rouge!
“Rouge de Honte, Biographie non autorisée de Bibendum”, J.-Cl. Ribaut & Desclozeaux, éd. Menu Fretin, 14 € sortie le 3 mars 2011 Posté par victoire à 11:36 - les bibles de Lola - Réagissez »Samedi, Victoire garde un air d’été et de fraîcheur en préparant la pastèque à toutes les sauces, mais uniquement en version salé…
…et qui dit pastèque, dit « Crétois », et donc Grèce évidemment. Outre les classiques tarama-tzatziki-feta, ce pays mythique regorge de nombreuses saveurs, dont la pastèque fait, en effet, largement partie! L’occasion de plonger dans cet ouvrage qui offre un joyeux tour illustré, culturel et gastronomique, de cette merveilleuse région du sud des balkans, pour prolonger les vacances et faire le plein de soleil à l’heure des repas!
Le vrai goût de la Grèce, L. Cénac & J.-M. De Moral, éd. Aubanel, 2010, 192p., 32€
Et parce que la Grèce, ce n’est pas seulement la moussaka, (la preuve à travers ce livre), Bruxelles peut en effet se vanter de posséder un des meilleurs représentant de la gastronmie grecque hors de Grèce: Constantin Erinkoglou du Notos. Adresse que j’ai déjà pu découvrir à plusieurs reprises et où j’ai notamment dégusté, en trou normand, un excellent gaspacho de… pastèque évidemment…RDV demain pour en découvrir la recette exclusive! Et samedi dans Victoire pour mes idées recette de pastèque version salé